Sous le soleil, une newsletter que je Jet

Un e-mail commercial gagne ses titres de noblesse grâce à la richesse de son contenu, son design engageant, une périodicité étudiée et choisie par le client-lecteur. Il mérite aussi le respect quand on peut s’en désabonner facilement. Mais parfois cela coince. Dans l’abondance de messages qui inondent notre messagerie, surnagent encore des canards noirs qu’il nous faut éviter de pêcher. Un bon exemple avec une newsletter de Sunjets.

sunjet_visuel1Le soleil est un des grands absents de cet hiver bruxellois 2013. À la recherche de bons plans club-piscine-farniente, je me suis inscrit voici quelques semaines à la newsletter de Sunjet, un des leaders en réservation de voyage sur Internet. Après avoir choisi ma destination, j’ai voulu me désabonner de cette newsletter. Me désabonner proprement, sans passer par la case « spam », si facile mais très brutale pour l’émetteur et son « churn rate » (taux de perte).

Étape 1 : je souhaite me désinscrire proprement

sunjet visuel 2Mon choix est donc fait, je me désinscris.

Je clique sur le message suivant « Veuillez ne pas répondre à cet e-mail. Si vous ne souhaitez plus recevoir des lettres d’informations de Sunjets, cliquez ici. »

Voici la page sur laquelle j’atterris.

 

 

 

 

 

 

Plusieurs incohérences à ce stade :

  1. je ne suis pas abonné à la « lettre d’informations générale de Sunjets avec des conseils de voyage (envoyée environ 12 fois par an). » comme précisé au début de la page
  2. Sunjet me demande de m’abonner à une newsletter Top 7 pour laquelle je veux… me désabonner
  3. Sunjet m’impose une inscription à une 3e newsletter : « Je m’inscris à la newsletter de Sunjets avec les conseils voyages (1 à 2 fois par mois) ». Remarquez la case précochée ET non décochable. Je n’ai jamais vu une telle  méthode. Maladresse ?

 

Étape 2 : Philippe, clique sur « Modifier » bon sang !

OK,  je clique sur Modifier (alors que je n’ai pas pu acter mon désintérêt). Voici le résultat.

sunjet_visuel 3Soit dit en passant, je n’ai nullement marqué mon intention de m’inscrire à cette newsletter.

 

Donc je résume, je ne parviens à ma me désinscrire d’une newsletter et je suis forcé d’en recevoir une autre.

Étape 3 : Philippe, clique sur ‘se désinscrire’ bon sang !

C’est vrai, je n’ai pas encore cliqué sur « se désinscrire ». Le résultat ? Je reviens sur la même page :( .

La semaine prochaine, je vous raconterai comment je me suis désinscrit de la newsletter « lettre d’information ».

Il va sans dire que pour la newsletter « Top 7″, je me suis sauvagement retiré du soleil en spammant cet opérateur indélicat.

Plus sérieusement, cette technique mal élaborée de gestion d’une base de données entame sérieusement la confiance des internautes.

Pas de désabonnement réussi

+ pas de possibilité de dire pourquoi on se désabonne (dans mon cas, c’était simplement parce que j’avais obtenu ce que je désirais),

+ des liens morts… = Une newsletter à jeter.

Et vous, avez-vous déjà eu des ennuis pour vous désabonner d’un e-mailing ?

À l’inverse, de quelle newsletter vous êtes-vous déjà désinscrit avec bonheur ?

Pour vos propres newsletters, qu’avez-vous prévu ?

Pour aller plus loin dans les règles de désabonnement, lisez cet excellent article de Bruno Florence.

LAST MINUTE : « Pour la 4e année consécutive, Sunjets.be rafle le prix du public pour le meilleur site Web dans la catégorie ‘Voyages’. » ……

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Le mot dékapant du moment : toxique

TOXIQUE : adjectif qui nous empoisonne la vie en ce joli mois de mai 2013. Il pousse le vice jusqu’à posséder le double genre, masculin et féminin.

D’origine grecque et guerrière (« poison des flèches ») puis latine (« toxicum » – source Wikipédia), cet adjectif au son qui claque se colle aux mots pour les changer en maux.

(source : Fnac.com)

(source : Fnac.com)

Des exemples issus de l’actualité ?

  • les actifs toxiques de Dexia, qui freineront la capacité financière de deux pays jusqu’en… 2018,
  • le gaz sarin de Syrie,
  • l’accident de train de Wetteren et ses produits éloignant pour des semaines des dizaines d’habitants de leur domicile,
  • la société même, toxique elle aussi, la toxi-cité… décrite dans le livre « La société toxique » de Pryska Ducoeurjoly. Lisez à ce sujet la critique de Paul Barbieux.
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Concours « DéKaPé Copywriting » : 3 livres à gagner !

Pour fêter les cinq ans de mon activité de copywriter, j’ai décidé d’organiser un concours. Tentez de remporter l’un des 3 livres ci-dessous.

Dans ma rubrique Maison de correction, j’analyse brièvement une affiche, une publicité, un slogan… qui auraient mérité un meilleur traitement. Ce flyer Telenet constitue un bel exercice pour vous, chers lecteurs.

Telenet vous met au défi : jouez !

La question principale est simple : que comprenez-vous dans cette publicité toutes-boîtes ? La question subsidiaire : que représente le visuel en bas à gauche ? Cliquez sur l’image pour la voir en plein écran.

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Sur 7 personnes interrogées, seule une a pu trouver les bonnes réponses, avec une rapidité telle que je suis très honoré de pouvoir être assis en face d’elle au travail.

Comment participer ?

  • indiquez votre réponse en commentaire
  • il est permis de s’inspirer des réponses déjà postées, mais ce serait moins sport, réfléchissez d’abord
  • le 8 mai prochain, je donnerai la bonne réponse, en réaction au premier commentaire
  • le 8 mai, je tirerai au sort trois gagnants qui remporteront chacun un livre
  • le premier tiré au sort pourra choisir parmi les trois livres, le 2e tiré au sort entre les deux autres
  • ce concours est ouvert à tous, mais les membres de ce blog ont deux fois plus de chances de gagner
  • les gagnants seront avertis personnellement
  • ce règlement est aussi tordu que cette publicité de Telenet, c’est fait exprès.

Les prix

Ces 3 livres, je les ai lus, je les ai adorés, ils font partie de mon univers.

mine de rien« Mine de rien » « Drôles, poétiques, cyniques ou coquins, 40 aphorismes vous invitent à réfléchir. Tous issus de la plume de » mon ami Fred Lambin (formulateur de talent), « ils sont illustrés au crayon par 40 illustrateurs et autant d’univers graphiques différents. » Préface de Jacques Mercier.

 

kanarp« Quand l’économie va, tout va ! » par Kanar. Un autre recueil de dessins, plus corrosifs que le précédent.

 

 

pivot« 100 expressions à sauver » de Bernard Pivot. Des mots naissent, des mots se meurent… Sauf si vous décidez de les réanimer.

Bonne chance !

 

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Le mot dékapant du moment : bibiothèque

BIBIOTHÈQUE : néologisme né en Forêt de Soignes, un dimanche matin de printemps. Au détour d’un chemin, je tombe sur cette magnifique bibliothèque bio.

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Ces arbres rangés si proprement, comme des livres sages.

Et cette envie soudaine de déménager mes livres pour les héberger ici, en pleine nature.

Mais comment procéder ?

Mes livres érotiques, je pourrai les cacher derrière un charme.

Mes livres professionnels, c’est sûr, seront stockés durant un trimestre sur les branches d’un bouleau.

Mes revues philosophiques trouveront une place de choix auprès d’un hêtre cher.

Les quelques nécrologies, découpées au hasard d’une lecture, se recueilleront ad vitam aeternam auprès de quelques sapins bienveillants.

Quant à mes livres de cuisine, ils seront les bienvenus chez les pins, bientôt à couper.

Enfin, mes chroniques musicales feront un retour dans le passé auprès de saules des années 70.

Ainsi, lors de chaque balade dominicale, je passerai ma main sur chaque arbre comme si, en quête d’inspiration, je feuilletais un livre et retrouvais un vieil ami.

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Ces fautes me rappent

Billet d’humour dédié à Sandrine qui déshabille la langue française et à Étienne, ce frais sexagénaire qui adore le rap…

Dans cette rubrique, je vous ai proposé des fautes repérées dans des textes, sur des affiches ou sur Internet. Ces fautes discréditent à chaque fois leur auteur (une enseigne commerciale, la plupart du temps), qui aurait pu relire sa copie ou passer par un relecteur professionnel.

Pour casser un peu la routine, voici deux vidéos d’humoriste sur le même sujet : les fautes d’orthographe.

La première émane du doué comte de Bouderbala, que je viens de voir en spectacle à Bruxelles.

Ce sketch (« Le rap français ») est mon préféré de cet artiste qui a eu l’intelligence de le jouer en rappel :-) .

Le passage des sacs Carrefour de Bescherelle me fait toujours autant rire. J’aime le rap, le comte aime le rap, Étienne aime le rap… sauf quand ses auteurs dérapent. Plus précisément à partir de 1’46″.

Nous devons la seconde vidéo au brillant NormanFaitDesvidéos. On quitte le domaine du hip-hop, on reste dans la jeunesse et ses approximations orthographiques.

Pour ceux qui préfèrent les coquilles écrites…

Signalez-moi les textes erronés et vidéos sur le même thème ! Et puis, réécoutez les textes des débuts de MC Solaar.

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  • Citation

    Parce que je le veau bien.
    ~Jean-Sébastien Charal