Le livre, ce hêtre vivant

Le livre, ce hêtre vivant. Comme un végétal, composé de feuilles reliées entre elles par un tronc commun, par une couverture, par une écorce qui recèle des mots qu’on aime, des histoires qui réveillent notre curiosité. À chaque branche, son chapitre. Sur certaines, des nids dans lesquels il fait bon lire.

Joseph Aynard, poète lyonnais, a écrit ceci : « À vrai dire, nous ne choisissons pas nos livres, ce sont eux qui s’imposent en quelque manière. Il ne faut avoir à soi que les livres qui ont excité à quelque degré notre curiosité ou notre amour ».

Un livre s’installe dans votre bibliothèque, véritable forêt d’histoires et maquis de souvenirs… Si vous l’abandonnez, il saura se faire discret, rester en jachère un mois, un an ou plus, puis refleurir devant vos yeux, et vous supplier de le feuilleter.

Encore une fois…

Vous le prendrez dans vos mains, le retournerez sans doute et là, peut-être, vous l’étreindrez comme une personne chère que vous retrouvez à cet instant. Si jamais l’envie vous prend de vous en séparer, réfléchissez au plaisir que cet hêtre proche de l’abandon pourra procurer à d’autres que vous.

Pour réussir sa vie, il paraît qu’il faut réaliser trois choses : faire un enfant, planter un arbre et écrire un livre. Puis-je joindre les deux derniers plaisirs en un seul ? J’y pense.

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Mes mots dékapants de A à Z

Mes mots dékapants, au complet, mis en contexte pour vous rafraîchir la mémoire.

ABSENCE : défaut de présence. Ce n’est pas un défaut quand le temps vous prend de trop et qu’il est utile de prendre du recul. Une absence ou une vacance. Hors du temps, houleux et pressant de la Laidegique. Ce que je fis pendant une semaine ? Rien. Nada, nihil, schnoll, nothing, pour reprendre des mots entendus au resto couscous, au centre de bien-être Fatima ou encore au beach-volley de la plage d’Agadir. Un moment d’absence désiré depuis des mois. Un temps court mais intense à la fois, comme quand j’ai contemplé mes pieds durant 5 minutes. (Ou mes vacances farniente à Agadir en sept lignes.)

BLINDÉ : le premier sens, c’est un véhicule militaire recouvert d’un blindage d’acier. Dans le langage courant, blindé veut dire endurci, immunisé, protégé, figé. Figé comme l’ONU qui ne peut apparemment rien contre des blindés. (Je parlais de je ne sais plus quel continent à fort concentration de dictateurs, cela pourrait s’appliquer à la Syrie aussi.)

BLOCUS : opération visant à couper le ravitaillement (nourriture, armes…) ou les communications d’une zone. En Belgique, cela signifie aussi une période pendant laquelle les parents sont bloqués à la maison, cernés par toute une série de matières plutôt agressives. (Les blocus militaires ont la fâcheuse manie de durer plus que quelques semaines par an.)

CANONIQUE : adjectif formé à partir du mot canon qui signifie en grec « règle ». Il s’agit d’une règle disciplinaire interne à une religion. (Wikipedia) Exemple : certains évêques ne respectent pas le droit canonique. Ajoutons que ‘canonique’ n’est pas un gros mot.

CATACHRESE : figure de style consistant à détourner un mot de son sens propre en étendant sa signification. Dans l’actu (chaude) depuis une semaine et pendant une semaine encore : vague de froid. (Article sans doute écrit alors qu’il était censé faire chaud ce jour-là…)

DISSENSUS : ce mot latin n’est apparemment pas dans le dico ; je l’ai pourtant entendu ce soir à la télévision sur un sujet de politique française. Vous avez bien sûr compris que DISSENSUS remplace depuis quelque 300 jours son antonyme à propos de notre politique belge.

ÉLECTIONS : choix réalisé au moyen d’un suffrage (vote, approbation) auquel toutes les personnes disposant du droit de vote, le corps électoral, sont appelées à participer. Ce corps qui, dans nos contrées, parfois les redoute, alors qu’ailleurs il les espère… pour ensuite en contester les résultats. (Je ne sais plus de quel État antidémocratique je parlais ; à moins qu’il s’agissait d’un État dit démocratique ?)

HOMO POLITICUS : personnalité de premier rang fort bousculée ces derniers temps. On la déboulonne, on la vire, on l’exile, on l’enferme (avec une clé – « conclave ») ou on la flingue. Certains restent en place, trop occupés à bousculer, virer, faire exiler, enfermer ou encore flinguer… (Je comparais nos personnalités belges en plein conclave avec d’autres responsables moins recommandables.)

IMPÉRITIE : ignorance, incompétence. Mot sans doute trop fort pour railler le nouveau président d’en bas, mal à l’aise sur le tarmac de Berlin puis en cravate sur la terre décontractée de Camp David. Mot (latin, sic…) de bon aloi que l’on peut attribuer aux Grecs dans la gestion de leur budget national. En tout cas, envisager de les voir quitter l’Europe, eux les inventeurs de la démocratie, le même jour que l’annonce de l’entrée en Bourse de Facebook, ça fait bizarre, non ? (19/05/2012)

LIVRE : hêtre vivant. Comme un végétal, composé de feuilles reliées entre elles par un tronc commun, par une couverture, par une écorce qui recèle des mots qu’on aime, des histoires qui réveillent notre curiosité. À chaque branche, son chapitre. Sur certaines, des nids dans lesquels il fait bon lire. Joseph Aynard, poète lyonnais, a écrit ceci : « À vrai dire, nous ne choisissons pas nos livres, ce sont eux qui s’imposent en quelque manière. Il ne faut avoir à soi que les livres qui ont excité à quelque degré notre curiosité ou notre amour ». Un livre s’installe dans votre bibliothèque, véritable forêt d’histoires et maquis de souvenirs… Si vous l’abandonnez, il saura se faire discret, rester en jachère un mois, un an ou plus, puis refleurir devant vos yeux, et vous supplier de le feuilleter. Encore une fois… Vous le prendrez dans vos mains, le retournerez sans doute et là, peut-être, vous l’étreindrez comme une personne chère que vous retrouvez à cet instant. Si jamais l’envie vous prend de vous en séparer, réfléchissez au plaisir que cet hêtre proche de l’abandon pourra procurer à d’autres que vous.

OXYMORE (ou oxymoron) : d’origine grecque, ce mot signifie juxtaposition de deux termes a priori antinomiques. Exemple : le « silence assourdissant » des citoyens belges en l’absence de gouvernement digne de ce nom.

PROCRASTINER : tendance à remettre systématiquement une action au lendemain. Par exemple, l’ONU procrastine en remettant ses attaques au lendemain, tout comme le gouvernement japonais avec la crise tremblement-tsunami-nucléaire… Je leur conseille de ne jamais remettre à plus tard ce qu’ils peuvent faire faire par quelqu’un d’autre… maintenant. (Oui l’année 2011 a été terrible, et 2012 peut la remercier de n’avoir pas tout procrastiné.)

OUI : adverbe composé de trois voyelles qui marque l’acquiescement, l’approbation, l’affirmation. (Se dit ‘Ja’ à Grimbergen) C’est le mot du week-end. Il a longtemps été battu par le NON ces derniers mois. (Encore un mot dékapant sur la politique belge, enfin revenue sur ses rails, un jour de repos (pour les citoyens) en juillet 2011.)

VACANCE : Temps de repos. C’est aussi une période pendant lequel un poste, une fonction ou un bien reste sans titulaire. Pour la Belgique, on peut tout à fait parler de grande vacance. (Nous n’avions toujours pas de gouvernement et nous en plaignions…)

VITESSE : En physique, la vitesse est une grandeur qui mesure le rapport d’une évolution au temps. La lumière vient d’être détrônée par les neutrinos sur le podium de la rapidité. Pour la Belgique, deux accords majeurs en huit jours, c’est également méga-hyper-rapide.

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2008 : la fondation de DéKaPé Copywriting

14 janvier 2008. Je me lance comme indépendant complémentaire, c’est décidé. J’ai une vision sur mes activités, mon site internet se met en place. N’ai-je rien oublié ?

Bien sûr que non. Tout indépendant a une kyrielle de formalités administratives avant de démarrer, je vais m’en rendre compte. La plus belle démarche aura été mon inscription à l’Union des classes moyennes (UCM). Je tiens à m’y inscrire en compagnie de mon épouse qui, après avoir été fort sceptique quant à ma seconde activité (du travail et du stress en plus), me soutient désormais à 100 %. L’employée qui nous reçoit me pose cette question magnifique, que l’on ne m’avait jamais posée en 19 ans de vie professionnelle : « Que voulez-vous faire ? »

« De la communication écrite, de la rédaction, du copywriting, quoi… » La dame ne trouve rien dans ses codifications. Je dois appeler un ami, copywriter également, pour enfin voir apparaître la description de mon activité dans tous les documents officiels : Cpywriting (sic…) (tous travaux de communication écrite pour le web, brochures…). Suis-je au bout de mes peines ?

Je pense avant d'écrire surtout. Dessin Bruli (2008).

Ce n’est pas tout : recruter un comptable (qui deviendra aussi un de mes premiers clients), m’inscrire à la TVA, à une caisse d’assurances sociales, ouvrir un compte bancaire dédié à la nouvelle activité, prévenir ma mutuelle et mon employeur.

Cela m’a demandé du temps et de l’argent, dépensé sans avoir encore un seul client. Je n’ai pas encore de recettes et je dois déjà envisager des charges. Quels seront mes frais, que pourrais-je déduire ?

01 avril 2008. Je suis officiellement indépendant complémentaire. Malgré tous mes efforts, aucun client cette année-là.

Dans un prochain billet, je vous décrirai une année 2009 plus fructueuse. Un de mes meilleurs amis tenait absolument à être mon premier client.

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Photo chopes ?

(La publicité est un domaine où j’aurais aimé m’éclater. Rien n’est perdu cependant. Quelques pubs inspirantes.)

Un print pour une formation Photoshop, ze outil de retouche d’images. Avouez que le produit à vendre est un peu soûlant. Ou, au contraire, c’est sans doute un sujet pour lequel le créatif aurait pu concevoir mille et une couleurs pour impressionner le client.

création agence Grey

Ce n’est pas le cas ici. L’accroche est divine. Les visuels sont clairs comme de l’eau de roche et enivrants à la fois. Qu’en pensez-vous ?

Encore une excellente source d’inspiration pour les créatifs (un peu) et les annonceurs (surtout) qui veulent mettre plus d’un message sur une affiche. Merci Pub-bis.com !

 

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A votté.

En ce jour du second tour des élections françaises, quelques coquilles tricolores ou presque. Allons mes enfants… Qui connait la règle pour ne pas se tromper ? J’attends vos commentaires.

Ici on ne parle pas de politique française. Quoique.

L'usage approximatif du 'quoi que'.

Usage fautif du 'quoi que' bis.

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  • Citation

    Qu'est-ce qu'il en fait, le lecteur, de ma page d'écriture ? Une suite de faux sens, de contresens et de non sens. Lire, entendre, c'est traduire....
    ~Anatole France