Indépendant complémentaire : le Phil du mercredi

Le mercredi, c’est le jour de Mercure, dieu du commerce, des voleurs, des voyages et messager des autres dieux (Wikipedia). Pour moi (salarié et indépendant complémentaire dans le copywriting), c’était plus modestement un jour rien qu’à moi depuis septembre 2014.

J’ai démarré mon activité d’indépendant complémentaire dans le copywriting en 2008. Six ans plus tard, je prends un crédit-temps sans motif 4/5.

Dans ce régime de travail particulier, la personne bénéficiaire reçoit une allocation de l’ONEM (quelque 130 euros, de mémoire), sauf si elle exerce une activité complémentaire, ce qui est mon cas.

Cela veut dire qu’un jour sur cinq, le mercredi donc, je ne travaillais pas pour mon employeur. Mais je pouvais travailler ‘pour moi’. Et c’est ce que j’ai fait. Mais pas seulement.

8h30 (pas plus tard). Je fais quoi ?

Pas de journée type durant mes mercredis chéris. Mais quelques constantes : pas de grasse matinée, quelques cafés et un long petit-déjeuner. De la musique, des réseaux sociaux (pas trop), des rêveries. Du temps dégagé pour moi. Ou pour finir des traductions ou des relectures.

Marcher. Prendre des photos aussi. Aérer son cerveau de créatif

Du temps libéré pour rencontrer de nouvelles personnes, surtout. Se faire des amis aussi. En revoir. Une journée élastique que j’organisais en fonction de mon seul agenda.

Il m’est arrivé de ne rien faire du tout durant de longues heures. De méditer (j’en reparlerai). D’acheter des bouquins. De faire le taxi pour la familia.

Pas de tâches ménagères ou de devoirs des enfants à suivre. En cela, ma situation était différente de celles de nombreuses femmes qui prennent un crédit-temps ou encore un horaire 4/5 pour surtout se consacrer à la maison. Et je peux comprendre aussi le besoin de beaucoup de salarié.e.s parvenu.e.s à mon grand âge (hi hi) de vouloir souffler un peu. Surtout que l’âge de la retraite s’éloigne (ho ho).

Cette période fut heureuse pour moi.

2017 : bye bye, crédit-temps sans motif

Fin 2016, de nouvelles dispositions relatives au crédit-temps sont prises. Le crédit-temps sans motif est supprimé au premier avril 2017. Faut que les gens bossent. Faut faire des économies.

Je n’ai pas vu l’info à temps. Si j’avais demandé une prolongation avant le premier avril 2017, j’aurais pu rester dans le système encore un an.

Quand j’apprends la nouvelle, je contacte mon employeur ainsi qu’un collaborateur de l’ONEM (monsieur Bouleau – je vous jure que c’est vrai), qui m’explique avec une grande précision et une grande clarté que je n’avais plus droit à ‘mon jour’.

Très rapidement, je me fais une raison. It’s over. Je reprends un rythme classique chez mon employeur. Quant à mes activités de copywriter à titre complémentaire, elles freineront quelque peu. Je garde les beaux projets et les chouettes clients. Mon réseau (tout sauf frêle) pourra rencontrer les besoins des prospects qui me contactent via mon blog.

Voilà. Prenez soin de vous.

Remarque : les amateurs de musique populaire auront apprécié la finesse de ce titre et reconnu une chanson d’un groupe français des années 70.

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4 Commentaires

  1. Etienne Buyse
    Publié le 26 juillet 2017 à 18 h 03 min | Permalien

    Coucou Philippe

  2. Publié le 26 juillet 2017 à 18 h 23 min | Permalien

    Tu m’écris, un mercredi. Je suis ravi.

  3. Sophie Dancot
    Publié le 27 juillet 2017 à 10 h 17 min | Permalien

    Oh que j’aime ta description des mercredis de jadis, de ces matins un peu plus sereins, un peu plus lents, un peu plus à soi. Drôle de politique : même ceux qui décident de prendre le temps d’aller bien n’ont plus le droit de le faire.

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    L'écrit court. Rattrape-le vite.
    ~Philippe