« Tu l’as lu, t’as tout VU ? Mon Q ! »

Une collègue freelance m’a dit un jour : « il reste toujours une faute dans un texte ». Est-ce rassurant ?

D’après la légende de Gutenberg, dans tout écrit relu 1000 fois et remis à l’imprimeur, un petit diable se glisse peu avant l’impression dans les lignes du document pour y apposer sa marque noire, la marque de la coquille. Le document est ensuite distribué, et la première chose que l’on remarque, c’est cette faute, la fameuse marque noire du diablotin.

Méfiance, vigilance, humilité et sueur sont les quatre mamelles d’un bon relecteur.

C’est cela que je raconte à mes clients lorsque je leur propose une relecture professionnelle. Je leur dis : il restera une (et une seule) erreur. Sans doute pour ne pas me mettre trop de pression.

L'avez-vous vue ?

L’avez-vous vue ?

Mea culpa

Voici quelques années, je réalisai une interview du CEO d’AXA Belgium pour la une du bimestriel Inside News. L’interview se passe en français et je rédige le premier texte en français. L’interview est validée par le CEO sans trop de problèmes.

Comme il est néerlandophone, un grand soin est apporté à la version néerlandophone. Traduction/trahison, copywriter, relectures diverses aboutissent après quelques jours à une version de la même qualité que la version initialement validée.

J’étais plutôt fier en ramenant à la maison un exemplaire du magazine. « Regarde, chérie, la belle interview que j’ai faite de notre directeur ! « Tu as laissé une coquille au début :

« Chers collaborateurs, chers collaboratrices, … » Après examen, je me rendis compte que l’erreur se trouvait dans la toute première version, sur un mot apparemment anodin.

Confiez aussi vos textes à une personne qui n’est pas du tout concernée par le sujet. Surprises garanties !

Pour aller plus loin

Originally posted 2013-01-12 23 :14 :39.

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6 Commentaires

  1. Publié le 13 janvier 2013 à 14 h 16 min | Permalien

    excellent article, cela nous déstresse un peu. J’aime bien la manière dont tu racontes les choses. Et merci pour le lien vers « Correction de textes ». Bonne continuation

    • Publié le 14 janvier 2013 à 23 h 20 min | Permalien

      Merci Madeleine, cela me touche. Tu connais cette société ?

  2. miriana
    Publié le 14 janvier 2013 à 23 h 49 min | Permalien

    Et encore, le relecteur, il relit tout seul, forcément qu’il se trompe parfois. Mais dans l’édition, où les livres sont relus par toute une armada de correcteurs, ça arrive aussi. Un roman avec zéro faute, c’est tellement rare (Il doit y en avoir une dizaine sur ces quinze dernières années), que je le note sur la page de garde! (c’est horrible, même quand je lis un roman c’est plus fort que moi, je vois la faute et pire encore, je la corrige avant de pouvoir continuer la lecture…)
    :o)

    • Publié le 15 janvier 2013 à 22 h 00 min | Permalien

      Tu as raison Miriana. Il existe aussi des livres où le bât blesse non pas au niveau de l’orthographe, mais au niveau de la mise en page. Cela fera l’objet d’un prochain billet.

  3. Publié le 8 décembre 2014 à 17 h 03 min | Permalien

    « Chers collaborateurs, chers collaboratrices, »
    Horreur et damnation !
    Comme il s’agit d’un néerlandophone, je suppose que j’étais encore là. Rien vu non plus ! Mais comme on dit : « faute partagée est à moitié pardonnée ».
    Jacques

    • Publié le 8 décembre 2014 à 18 h 13 min | Permalien

      Je pensais qu’un rédacteur en chef devait tout assumer. Ah non c’était moi le rédac’chef ? 🙂

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