RIP : Rodolphe le professeur prompt fesseur

D’où vient une passion pour un métier ou une activité ? De pas grand-chose : d’une lecture, d’une rencontre ou d’un expert qui vous transmet sa passion d’une matière.

Boris Vian. Je me souviens de son portecuir en feuilles de Russie (L’Écume des jours).

Pour moi, ce sont ces trois éléments conjugués qui ont déposé au fond de moi une petite flamme devenue feu depuis quelques années, feu que je couve amoureusement sur ce blog.

Écrire, lire, relire encore, découvrir des mots, jouer avec eux, les détourner… C’est au détour de quelques exercices de style chers à Raymond Queneau et à Georges Perec que je me suis subitement réveillé dans cette classe de rétho dans laquelle je végétais.

Jeu de mots à vous dire

Tout d’un coup, chercher des calembours, des allitérations ou encore des aphorismes me donna une énergie incroyable. Je me revois encore griffonner bons mots et trouvailles que je pensais géniales… (Les fils de Phil et d’Adèle filent à Delphes. Fi ! ou Les juilletistes haïssent les aoûtiens qui assaillent les Haïtiennes – non, celui-là est récent). Tout cela à côté de Michel, mon copain de banc qui m’arrosait de calembours à longueur d’intercours.

Je garde de Rodolphe Brouwers, mon professeur de français, un souvenir particulier. C’était la dernière fois que je l’ai vu, lors de l’examen oral de fin de rhéto. Comme je séchais sur la question et cherchais mes mots, il ne trouva rien de mieux pour m’encourager que de siffler la Marche funèbre.

Je me suis rebellé (« pourriez-vous arrêter de siffler, cela me déconcentre »). Ma réaction lui a plu. J’ai réussi mon examen. C’est ce qu’il cherchait sans doute, que je trouve les mots pour le dire… enfin.

Prose combat

Plan préparatoire du pensum de Perec.

J’ai demandé à Benoît Lips et à Fernand Letist (deux copains de classe retrouvés récemment) des anecdotes sur notre professeur moqueur.

Fernand : « Je me rappelle que Brouwers aimait nous bousculer, voire nous humilier devant tout le monde. Ce fut quelquefois mon cas puisqu’à l’époque j’étais punk et habillé comme tel avec tenue noire, cheveux en pétard et combat shoes. Mes volumineuses chaussures lui avaient un jour inspiré une moquerie du genre : « vous pensez compenser le vide de votre cerveau par la lourdeur de vos chaussures ? »

Il a surtout été le premier dans notre cycle secondaire à nous ouvrir à tous les courants littéraires avec des choix précis de bouquin (Gide, Céline – ndlr). J’ai beaucoup découvert grâce à lui. Par contre, ce qui m’a barbé c’est sa fixette sur La Vie mode d’emploi (Prix Médicis en 1978 – ndlr). Un vrai pensum, même s’il a essayé de nous y intéresser de façon ludique. c’est-à-dire l’analyse de chaque chapitre par les élèves eux-mêmes pour y trouver des clés de lecture, des codes, des structures cachées que Perec s’était employé à créer puis dissimuler derrière un récit (chronique de la vie d’un immeuble parisien) à première vue anodin… »

Rodolphe tire la langue française.

Benoît a le même souvenir, mais plus positif : « C’est certainement l’un des enseignants du secondaire qui m’a le plus marqué (voire le seul). J’en ai eu un autre du même acabit à l’université. Cela ne fait que 2 rencontres marquantes sur tout un parcours d’études… C’est dire comme ces deux-là sont précieuses !

C’est le seul prof de secondaire qui donnait ses cours avec un gobelet en plastique de café au lait. J’ai toujours trouvé cela très cool. Je me souviens de son haleine « café au lait » quand il parlait. J’aimais bien ça… J’ai aussi très bien accroché sur un autre regard de la littérature qu’il a apporté en travaillant toute la sphère oulipienne (Queneau, Perec…). Je crois que depuis, j’ai acheté tous les ouvrages de cette bande et je ne peux passer en bouquinerie sans regarder du côté de Perec. Je dois avoir 5 exemplaires de la Vie Mode d’emploi, 3 de la disparition… C’est devenu compulsif. C’est ma madeleine de Proust… »

J’ai retrouvé mon prompt fesseur… sur Facebook. Je lui ai fait part de mon admiration à son égard (après tant d’années). Il m’a répondu, toujours avec autant d’humour, « … je reçois des nouvelles inattendues et fort agréables de rescapés pas trop traumatisés. En 1982, j’étais au sommet de ma forme sans doute pour laisser un pareil souvenir… »

Je lui ai aussi dédié ce blog. J’espère qu’il cherche toujours le mode d’emploi de sa vie…

Bonus

Si vous aimez comme moi jouer avec les mots, je vous conseille d’investir quelques euros dans « Les mots pour le rire » du journaliste Sébastien Bailly.

UPDATE novembre 2014

J’ai appris que mon prompt fesseur avait un rendez-vous urgent avec Georges Perec. Triste disparition. Il allait avoir 78 ans. Lisez les commentaires ci-dessous.

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36 Commentaires

  1. Étienne
    Publié le 25 novembre 2012 à 8 h 19 min | Permalien

    J’ai aimé lire ceci

    • Publié le 25 novembre 2012 à 12 h 11 min | Permalien

      Merci Etienne, c’est un hommage de manière générale à la transmission du savoir, faite par des personnages forts, portés par une passion.

  2. Publié le 13 décembre 2012 à 15 h 37 min | Permalien

    Ainsi, on retrouve Rodolphe Brouwers. Moi, ce que j’avais aimé, en 1974, c’était son hommage particulier au défunt, lors du décès d’un certain « Frère Paul ». Blague à part, son art d’analyser Bossuet m’a fait suer sang et eau mais je dois avouer en avoir tirer bien de la substance. J’ai dû aussi hériter de son cynisme en traitant parfois de manière cavalière certains « rhétoriciens » (qui ne font plus de rhétorique…). Depuis les années bénies de SJBLS, je ne l’ai aperçu qu’une seule fois, à un table du Moeder Lambiek à Saint-Gilles… J’ai entendu parler de lui à propos d’un travail de rhéto (d’un vrai rhétoricien cette fois…) déposé à Uccle en 2005. Bref, aujourd’hui, ce cher Rodolphe est un peu ma madeleine de Commercy…

    • Publié le 13 décembre 2012 à 23 h 13 min | Permalien

      Merci Robert pour ce témoignage qui rejoint le mien et celui de mes deux condisciples d’alors. Existe-t-il encore des professeurs de cette trempe ? L’enseignement est au coeur de l’actualité. J’espère que d’autres générations de cette qualité (que l’on reconnaît à nos âges avancés…) vont prendre le relai.

  3. Publié le 14 décembre 2012 à 17 h 44 min | Permalien

    S’il existe peut-être des professeurs de cette trempe, ils sont soit âgés ou doivent mettre un bémol à cette ironie caustique et édifiante (au meilleur sens du terme) qui sous-tend toute véritable pédagogie. Cette causticité est désormais mal vue, jugée « politiquement incorrecte », etc. Raison pour lire et relire « Festivus festivus », le dernier long entretien de Philippe Muray, accordé à Elisabeth Lévy, qui, elle non plus, ne mâche pas ses mots…

  4. Publié le 14 décembre 2012 à 18 h 02 min | Permalien

    D’autres anciens de SJBLS, qui ont eu (ou subi) Brouwers aimeraient parler du bon vieux temps… Croyez-vous opportun de se rencontrer et de rigoler un bon coup… Je sais qu’il est passablement difficile de se réunir quand on travaille énormément. J’avais déjà essayé en 2005, à l’initiative du père du rhétoricien, que j’évoque dans mon premier message, mais j’ai échoué…
    Mon téléphone: O487 37 30 76.

  5. Publié le 9 octobre 2013 à 10 h 37 min | Permalien

    Etant moi-même un ancien de SJBdlS (1980), il est vrai que Brouwers était « le » personnage-clé du cycle supérieur. Le fait d’être capable de se mouvoir dans l’artistiquement « f(l)ou » (à l’antinomie de la « connardise » bien sûr) et le politiquement correct à une époque où l’enseignement « traditionnel » était encore à la fin des balbutiements d’une certaine susceptibilité constituait un acte d’une subtile prouesse ! Etait-il de gauche ou de droite ? Pas évident de pouvoir répondre (…) , mais le fait est qu’il parvenait à captiver et ouvrir l’esprit de tout un chacun, même des parents les plus conservateurs ! Ensuite, dans le supérieur je n’ai eu droit qu’à un personnage avec quelque semblant de personnalité pseudo-innovante ou influente. Et en 30 ans de carrière, seule une personne a, durant quelques années, eu le privilège de sortir du lot des personnages fades type « mode d’emploi mais sans vie », c’est tout dire… (vhm oct 2013)

    • Publié le 9 octobre 2013 à 17 h 05 min | Permalien

      Merci Michel, puissent les enseignants mous lire votre message. Tiens, notre Rodolphe est sur Facebook. Toujours là où on ne l’attend pas.

  6. Publié le 23 octobre 2013 à 13 h 43 min | Permalien

    Les temps ont changé….

  7. Publié le 23 octobre 2013 à 13 h 44 min | Permalien

    Bien changés…

  8. Mugabowindekwe
    Publié le 20 juillet 2014 à 19 h 12 min | Permalien

    Je suis agréablement surpris par ce site. J’étais entrain de rédiger un article d’analyse et je me suis rappelé d’une phrase qu’il aimait bien répéter (1999). « La vérité, vous voulez la vérité, vous ne la supporterez pas si vous la connaissiez ». J’ai alors fait une recherche sur lui et je suis tombé sur ce site!

    Il y a bcp de phrases à lui qui me reviennent souvent, c’est un grand professeur, un grand esprit.

    Merci de l’avoir dédié cette espace.

    • Publié le 20 juillet 2014 à 20 h 40 min | Permalien

      Merci pour votre message. Brouwers a sauvé ma rhéto et créé une vocation dans mon chef. Pas mal.

  9. Yamaraj
    Publié le 6 novembre 2014 à 19 h 41 min | Permalien

    Bonjour. Je vous informe que j’ai fait l’intéressante connaissance de votre mentor. Bien à vous. Yama.

  10. Ron Farmery
    Publié le 6 novembre 2014 à 23 h 04 min | Permalien

    Bonsoir,

    C’est avec énormément de peine que je dois vous annoncer le décès de Rodolphe Brouwers, à peine quelques jours avant son 78ème anniversaire.

    Les funérailles auront lieu le mercredi 12 novembre à 11h45 au crématorium d’Uccle, avenue du Silence.

    Ron Farmery
    Ancien de Saint-Jean Baptiste de la Salle entre ’60 et ’67.

    • Publié le 6 novembre 2014 à 23 h 12 min | Permalien

      Merci de m’avoir prévenu. Je suis triste.

    • Benoit lips
      Publié le 7 novembre 2014 à 4 h 10 min | Permalien

      Tristesse d’apprendre cette nouvelle. Profonde. Et sincère. Et en même temps, sérénité de penser qu’il va pouvoir (enfin) débattre avec quelqu’un a sa mesure! Cher Rodolphe, tu m’a marqué, tu m’a changé, je suis moi grâce à toi… Comment un être si riche intérieurement, et si cynique extérieurement, a pu être un tel guide reste un beau mystère.
      Rodolphe, merci d’être toi!
      Benoit

  11. Publié le 6 novembre 2014 à 23 h 33 min | Permalien

    Nous avons été collègues pendant 33 ans. Nous étions différents, mais nous partagions les heurs et malheurs de la profession, au jour le jour, à la salle des profs ou pendant les conseils de classes. Je le revois jeune professeur comme si c’était hier. Je savais que la vie était courte, mais je ne pensais pas qu’il passerait si tôt de l’autre côté du miroir.
    Jacques Goyens

  12. André Stalmans
    Publié le 7 novembre 2014 à 0 h 45 min | Permalien

    Beaucoup de tristesse à l’annonce de son départ. Comme me l’a dit un jour un élève :
    faut-il aimer ses professeurs? Non bien sûr, mais Rodolphe a eu l’envergure
    suffisante pour se faire apprécier sinon unanimement dans l’immédiat (quoique sa popularité à ne pas confondre avec démagogie était grande), mais plus encore avec le recul du temps. C’était un GRAND professeur.

  13. Tawil salima
    Publié le 7 novembre 2014 à 22 h 05 min | Permalien

    C’est très tard que je me suis rendue compte qu’un prof joue un grand rôle dans la transmission dont mr Brouwers qui m’a appris à aimer la littérature dans tout ses états. Et pas que lui aussi bien d’autres qui exerçaient leur profession avec passion. Reposez en paix monsieur Brouwers.

    • Publié le 8 novembre 2014 à 14 h 47 min | Permalien

      Pareil pour moi. Merci pour votre témoignage et bienvenue sur mon blog.

  14. ZOMERS
    Publié le 11 novembre 2014 à 13 h 24 min | Permalien

    Je viens d’apprendre hier cette bien triste nouvelle. Je ne pense pas te connaître Philippe mais au travers de tes lignes, je retrouve totalement ce prof qui m’a indiscutablement mené à ce métier. Après avoir enseigné le français plus de 15 ans, me voilà, depuis 10 ans maintenant, directeur d’une école secondaire. Je me dis aujourd’hui qu’un prof comme lui n’a pas été simple à gérer tant son audace et sa singularité étaient grandes ! Des souvenirs j’en ai, tout comme toi, à la pelle : sa chienne Cannelle qui le suivait partout à l’école (si, si); son arrivée chaque matin sur son vélo, son éternel blouson de daim et sa chemise ouverte, ses citations folles, ses corrections sans aucune cote mais avec – à l’encre noire- une seule remarque souvent cinglante mais ô combien juste; le fameux cahier de dissertation, son ironie permanente, son petit sourire en coin, son pas pressé, sa connaissance incroyable de la littérature, sa passion pour un cinéma d’auteur. Il nous donnait cours sans aucune note et savait me/nous passionner comme personne. Tu évoques ton examen de français : le mien en rhéto consistait à trouver une faute d’orthographe dans le programme de la fête. Notre grand professeur avait disposé une toute petite table au milieu du grand hall; il posait « la question » et faisait le tour à pied puis il venait s’asseoir calmement et demandait : « alors, cette horreur ? ». Après l’avoir dénichée non sans mal, je te l’avoue, il disait calmement : « Vous avez réussi, merci ». Et toi, tu partais, déstabilisé une nouvelle fois, alors que tu avais étudié comme un fou. Monsieur Brauwers aimait m’appeler monsieur « KiKi » car dans mes dissertations, j’avais la très mauvaise habitude de glisser deux « qui » dans mes longues phrases … J’y pense chaque fois que j’écris !
    Oui, j’ai adoré l’homme que j’ai eu l’occasion de retrouver par la suite grâce à Florence à qui je pense très fort ! Toujours ce même regard pétillant, sa stature légèrement penchée et très vite le « bon mot » caustique et drôle à la fois.
    « Il y a des professeurs qui sont plus que des professeurs » … Monsieur Brauwers fait partie de ceux-là. L’audace, la créativité, l’amour du bon mot et la passion véritable pour la Vie brillent à jamais en nous. Un grand homme ! Je suis triste. A mercredi,
    Luc Zomers

    • Publié le 11 novembre 2014 à 13 h 32 min | Permalien

      Merci Luc pour ce beau témoignage. Oui sa chienne je me souviens aussi. A demain monsieur Kiki.

  15. Ron Farmery
    Publié le 12 novembre 2014 à 18 h 56 min | Permalien

    Bonsoir à tous,

    En fin de matinée, plusieurs anciens étaient présents à la cérémonie de funérailles de notre professeur Rodolphe Brouwers.

    Ci-dessous, je vous fais parvenir le texte que j’avais préparé pour cette occasion et que j’ai eu le privilège de pouvoir présenter au nom des anciens de Saint-Jean Baptiste de la Salle. Pendant la lecture, mon ami Georges (Van Lierde) m’a offert son soutien moral car c’était émotionnel pour moi. Georges m’avait d’ailleurs aidé à réviser et raffiner certains aspects de cet éloge.

    Amicalement

    Ron

    Eloge funèbre à Rodolphe Brouwers

    Il y a 50 ans, deux mois et des poussières, Rodolphe Brouwers fit son apparition dans nos vies. Jeune et rebelle, comme nous. Nous ne le savions pas encore en septembre ’64, mais pour bon nombre d’entre nous, il allait devenir non seulement notre professeur de français et d’histoire mais aussi notre titulaire de classe pendant 3 ans d’affilée, et en plus, il allait nous accompagner dans notre subconscient tout au long de nos vies.

    Même si nous n’étions pas tellement enthousiaste pour suivre les cours de français, passer des heures à décortiquer des phrases de divers auteurs, il arrivait à nous captiver. Il voulait nous transmettre ses connaissances et nous inciter à apprendre comment reconnaître ce que la vie nous réserverait, … ce que la vie nous forcerait parfois à digérer. Chaque heure de cours était remplie de passion. Il osait, dans une école quand même très stricte à cette époque, aborder des sujets délicats, il n’avait pas de tabous. Ses cours devenaient une addiction.

    Les devoirs, les dissertations, les interrogations, les examens, il n’y avait aucun doute, Mr. Brouwers ne faisait pas de cadeaux, il ne nous ménageait pas – mais il était correct. Je sais, tout le monde n’a pas nécessairement digéré certains de ses commentaires… même 50 ans plus tard.

    Plusieurs anciens des années ’64 à ‘67 m’ont fait parvenir des courriels exprimant leur reconnaissance mais il est également remarquable que des élèves beaucoup plus jeunes ont exprimé ce même sentiment.

    Voici quelques extraits de témoignages:

    “sa liberté de ton …..autorité intelligente avec un grand sens de l’humain……….il m’a marqué, il m’a changé……..importance de la puissance du verbe…..tristesse profonde…….générosité du transfert de savoirs…….”

    Depuis 2009, j’ai eu le privilège de revoir Rodolphe assez régulièrement. Nous avons parlé de tout et de rien : de la vie, de la santé, du travail, de la réincarnation, de l’école, même des amours et passions que nous avons tous mais qui restent souvent enfermés dans nos jardins secrets. Il écoutait attentivement quand nous parlions de choses qu’il ne connaissait pas, ou peu. Sa soif d’apprendre et sa passion étaient omniprésentes, dans ses mots, ses yeux, tout comme Elliot, son chien fidèle qui m’accueillait toujours avec affection.

    Aujourd’hui, avec beaucoup de peine, je dis au revoir au grand homme, notre professeur de français et d’histoire, notre titulaire, notre mentor. La vie nous a permis de découvrir les graines que tu as déposées en nous. Tu nous appris à… apprendre. Rien ne pourra effacer les traces que tu as laissées dans nos vies.

  16. Publié le 12 novembre 2014 à 19 h 49 min | Permalien

    Merci Ron.

  17. Olivia van Hoegarden
    Publié le 27 septembre 2015 à 18 h 10 min | Permalien

    Je lis à retardement ces commentaires. J’ai eu pour prof et directeur de la finishing school de la rue de l’Abbaye en 1968/69 un certain Rodolphe Brouwers, je suis certaine du nom. Néanmoins, est-ce la même personne dont il s’agit dans les commentaires précédents. Pour moi, un mentor, un type formidable. Qui a la réponse, qui a un indice ?

    • Jacques Goyens
      Publié le 27 septembre 2015 à 20 h 04 min | Permalien

      Chère Olivia,

      Oui, c’est lui sans aucun doute que vous avez connu à la finishing school. Il était aussi professeur de français à l’Institut St Jean-Baptiste de La Salle. Nous avons été collègue pendant plus de 30 ans. Il était né en 1936, l’année du Front populaire et des premiers congés payés en France, comme il se plaisait à le rappeler.
      Bien cordialement,
      Jacques Goyens

    • henrard isabelle
      Publié le 29 octobre 2017 à 23 h 54 min | Permalien

      Moi aussi j’étais à la finishing school Rue de l’Abbaye et Monsieur Brouwers avait 2 petits teckels . j’ai adoré ce prof !

      • Publié le 30 octobre 2017 à 18 h 45 min | Permalien

        En 82, il avait deux énormes chiens.

        • Ron Farmery
          Publié le 30 octobre 2017 à 19 h 41 min | Permalien

          Son dernier chien, Elliot, répondait également à ce critère; il était grand mais gentil. Je l’ai encore vu il y a environ trois ans, juste avant le décès de Roldolphe. Trois ans presque qu’il nous observe d’une autre manière…

  18. Ron Farmery
    Publié le 27 septembre 2015 à 21 h 10 min | Permalien

    Bonjour Olivia,

    Jacques l’a déjà dit, c’est bien lui, ce mentor. Pour un indice supplémentaire, prenez contact avec moi, ron(at)farmery.com.

    Bien cordialement

    Ron

  19. Bernard Cussac
    Publié le 25 février 2016 à 15 h 08 min | Permalien

    Je découvre à retardement ce blog. Et je me rends compte que je suis pas le seul à avoir été marqué par ce grand Monsieur qu’était Rodolphe Brouwers lors de mon passage à SJBLS d’où je suis sorti en ’80. Etant français, il avait souvent un malin plaisir à y faire référence lors de ses cours.

    • Publié le 25 février 2016 à 18 h 33 min | Permalien

      Bernard, il n’y a aucun mal à venir tard sur ce blog. Cet article est un hommage à ce chieur de professeur. Sans lui, ce blog n’existerait pas. Et dire qu’il me fait encore bosser, Rodolphe 🙂

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    Je manie l'à-peu-près avec précision.
    ~Philippe