Les 7 fautes d’orthographe les plus courantes des journalistes (suite)

“On le sait, la presse est en danger. Baisse des ventes, concurrence effrénée, lutte entre le payant et le gratuit, piges au rabais, délais de plus en plus courts, professionnalisme en baisse.” C’était mon accroche de l’article précédent sur le même sujet. Je ne vais pas à présent vous parler de la déontologie à géométrie variable des médias ou de la manie de certains médias à publier, voire copier des infos sans en vérifier la véracité #WTFPresse. Je reste dans le domaine de l’orthographe, souvent malmenée par des pros de l’écriture.

Des fautes dans un article bien construit en diminuent l’intérêt, c’est comme cela. La suite (sans doute pas la fin) de mon article sur le même sujet.

Je prolonge ma liste avec des fautes fréquentes repérées dans la presse papier ou en ligne :

1/ une faute ni une ni deux : si le magazine Le Point (ci-dessous) ou le site web de la RTBF.be avec le dossier Nordpresse-Sudpresse, ignorent que la couverture d’un magazine ou d’un journal s’écrit ‘une’ et non ‘Une’, où va-t-on ma brave dame ?

Bien vu, Marcel !
Bien vu, Marcel !

2 / une faute dans le titre. Un mauvais “Point”. Certains titres sont même copiés d’un site d’information à un autre sans même être relus ;

Je vous donne 30 secondes pour trouver la coquille.
Je vous donne 30 secondes pour trouver la coquille.

3/ un belgicisme piqué au Vif. Au plus au plus. Allei ket, journaliss de Bruxelles ou des environs, vire ce ‘au’ au plus vite ! En plus, c’est au début de l’article. Le grand Marc Wilmots aussi, ici repris dans un article de 0/7 ;

Lu je ne sais plus où : Étude KUL-UCL, la N-VA a les électeurs les plus fidèles, le Vlaams Belang les plus volatiles

4/ une expression fautive : coupe sombre, coupe claire : on utilise souvent le premier alors que c’est le second qu’il faudrait utiliser. Un mauvais exemple dans le dernier paragraphe de l’interview de l’excellent journaliste économiste de RTL Info, Bruno Wattenbergh. Cette faute est partout les bois, les forêts et dans le papier d’Yvan Vanderbergh ;

5/ ballade ou balade : eh non, coco de RTL Info ou ici sur le site de la retebe.be : la nouvelle orthographe (de 1991 quand même) n’a pas simplifié cette homophonie : ballade avec 2 L c’est une forme musicale ou poétique (dixit la ‘banque de dépannage linguistique’) ; avec un seul “l”, eh bien c’est une promenade. Tu retiens : je marche sur une jambe = balade ;

6/ masque à gaz : très dangereux en lui-même puisqu’il contient du gaz. À éviter donc. Préférez le masque antigaz (sans trait d’union). Et dites-le au rédacteur de UFunk ;

7/ la paille et la poutre : “Coco, tu ponds quinze lignes sur TF1 qui confond Molenbeek et Verviers ?” “OK chef !” “Tu te relis après, et tu vérifies les commentaires !” “Check” ! Ben, non car effectivement le “jeudi de 13 heures” cela ne veut rien dire. Zéro sur sept donc pour 7 sur 7.

Pour aller plus loin sur mon blog

Relisez-vous, faites relire vos écrits ou contactez-moi.

Pour aller plus loin

Une page Tumblr dans le même genre que mes articles sur l’orthographe dans la presse mais en plus joli et plus complet. Par le service documentation de l’Ecole supérieure de journalisme de Lille. Chapô, messieurs :-)

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12 thoughts on “Les 7 fautes d’orthographe les plus courantes des journalistes (suite)

  1. C’est bien vu, mais il est également intéressant de bien entendre. Si vous avez l’oeil pointu, j’ai l’oreille aiguisée et je sursaute à chaque fois que j’entends des journalistes d’information dire (entre autres) les festivités battent LEUR plein, “eksétera”, UN millier de personnes se SONT rassembléeS, il s’agit d’un sacré “challenge”, par contre (au lieu d’en revanche), “cela détone un certain enthousiasme”, … la liste est longue et non exhaustive.
    Et puisque vous êtes accusé d’être un “grammar nazi”, je suis prêt à plaider “pro deo” en faveur de votre acquittement.
    La grammaire est une vieille dame qui a toujours ses règles ; respectons-les toutes les deux.

  2. Ce ne sont pas des fautes d’orthographe à proprement parler uniquement, ce sont aussi des fautes de grammaire ou de vocabulaire. Et ce ne sont pas les red’chef qui corrigent ou signent les BAT, ce sont les secrétaires de rédaction et les correcteurs ou relecteurs.

    1. Tu as raison mais je garde le titre tel quel. Pour la relecture, tu as raison également, mais il me semble que les secrétaires de rédaction ainsi que les correcteurs ou relecteurs sont de plus absents des rédactions. Pour la rédaction en ligne, au vu de l’abondance des contenus, je doute que quelqu’un ‘repasse’ encore derrière ces textes.

  3. Quant à madame et il y a beaucoup de façons d’écrire ce qu’on appelle les civilités, madame donc ne prend pas de maj comme tu l’écris dans ta phrase, mais elle prendra volontiers un sucre dans son thé 😉

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