Vidéo d’entreprise : ABBA : Knowing me, Knowing you… ah ahh !

Qu’ai-je réalisé de plus fou en communication ? Me travestir en femme en 2003, des années avant les lip dub et autres Harlem shake. Pour les besoins d’une vidéo d’entreprise d’un grand assureur belge. Je vous raconte le film et son montage.

Nous sommes donc en 2003. Le monde de la finance tente de se remettre de la crise financière de 2001, sept ans avant la suivante. Dans notre petite équipe à la Communication interne, les projets restent nombreux mais les budgets sont ramenés à la baisse. C’est le mode DO IT YOURSELF.

Quelque part, c’est excellent pour la créativité de notre petite équipe puisque l’on ne peut plus se reposer sur une agence de communication externe.

Le directeur Ressources humaines de l’époque, Georges Anthoon, met en place un grand programme de changement au sein de sa direction Ressources humaines / Building & Facilities / Communication interne. Ces trois départements, avouez-le, ont peu en commun. Je schématise : une collègue qui paie les salaires, un autre qui s’occupe du restaurant et un autre qui écrit un magazine interne. Le défi demeure immense pour fédérer ces quelque 300 collègues autour d’un même directeur.

Je te connais, tu me connais… Ah ahhhhhh !

Michel Vlaemminck, monsieur événements internes chez AXA Belgium à cette époque, a une idée de fil rouge. Utiliser la célèbre chanson d’ABBA « Knowing me, knowing you ».

Bon, OK, le thème de la chanson traite de la séparation dans un couple, mais ce n’est pas cette incohérence qui va troubler l’esprit toujours vif de notre scénariste-maison !

Le thème A-Ah démarre, mêlant sketchs sur scènes et près d’une dizaine de petites vidéos, dont une assez particulière.

« Philippe, je te vois bien en Agnetha »

Chantal-Benny, Béatrice Björn, Philippe-Agnetha et Michel-Anni-Frid

Michel sait être très convaincant. A priori, je ne me voyais pas me balader déguisé en blonde suédoise dans le parc de Huizingen, un jour ensoleillé de septembre. Mais puisqu’il m’a garanti qu’il endosserait le rôle de Frida la rousse, j’ai accepté. En quittant pour quelques jours mon poste, confortable et viril, de rédacteur du magazine interne.

Une journée Club Med avec maquillage et faux seins

Caroline Bertrand, qui a participé au projet vidéo pour la réalisation et le maquillage, m’a écrit un jour : « On était vraiment au club med dans ces temps-là. Plus rien à voir avec ou on est maintenant. Mais bon, on l’a eu quand même. »

Nous avons donc débarqué dans le parc de Huizingen, assez désert (heureusement :-)). Six collègues en opération : deux pour la réalisation, la direction et le maquillage (merci Cédric Borzée !) et quatre collègues travestis. Car si Michel et moi passions le temps d’un clip du côté du sexe faible, deux collègues femmes se virilisaient avant de prendre des cours accélérés de clavier et de guitare (merci Béatrice Platteau et Chantal Allebroeck).

Réaliser une vidéo : du plaisir mais surtout des heures de travail

Si vous avez un jour dû participer à une vidéo d’entreprise, vous savez l’énergie qu’il faut consacrer pour arriver à un résultat correct. Outre la débauche d’efforts et d’idées pour arriver à l’enregistrement des images brutes, il fallait encore procéder au montage.

Comme dit plus haut, nous n’avions pas le budget pour déléguer la partie montage. Je me suis donc enfermé durant quatre jours dans notre ‘studio’ de l’époque pour réaliser le montage final, armé des paroles de la chanson et du clip originel d’ABBA datant de 1976.

La projection : une réussite annoncée

Comme l’a dit Georges Anthoon, ce projet de changement (toujours une gageure en entreprise) a pu fonctionner puisque presque le tiers des collaborateurs concernés avait, d’une façon ou d’une autre, apporté sa contribution à l’événement qui a démarré avec cette première vidéo.

Je m’étais placé à l’arrière de la salle pour guetter les réactions du public. Je n’ai jamais vu une salle réagir à ce point. C’était comme des vagues de rires et de cris. Il fallait être perspicace pour nous reconnaitre à l’écran.

C’était il y a dix ans déjà, bien avant les lip dub et autres Harlem shake.

La vidéo présente des défauts techniques mais sa force réside dans l’idée de base, l’autonomie et l’engagement total de la petite équipe d’alors.

Bonus 1 : le bêtisier (ou bloopers en néerlandais)

Qu’en pensez-vous ? Vous pouvez laisser vos commentaires ci-dessous ou sur les pages YouTube.

Bonus 2 : dans la presse

L’ensemble de cet événement a été raconté par Georges Anthoon dans le Human Resources Magazine de juin 2004.

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2 Commentaires

  1. Christine
    Publié le 15 octobre 2017 à 22 h 57 min | Permalien

    Cette idée de fusion et de renforcement de l’esprit d’équipe était un beau projet. On ressent, à la lecture de ce post et ds la vidéo, le ton plus libre de l’époque .Je me demande si cela serait encore possible aujourd’hui? je ne pense pas.
    Ps :le blond te va très bien ^^

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