« Pourquoi toujours offrir un livre ? » – bad buzz d’IKEA

La campagne d’affichage d’IKEA « Pourquoi toujours offrir un livre ? » a entraîné en 2013 pas mal de réactions pour la défense du livre, objet culturel par excellence. J’ai voulu apporter ma petite contribution.

Selon l’écrivain Paul Valéry, « les livres ont les mêmes ennemis que l’homme  : le feu, l’humide, les bêtes, le temps, et leur propre contenu. » S’il vivait encore, il aurait pu ajouter la (mauvaise) publicité comparative.

On l’a compris, la grande enseigne suédoise a voulu que nous préférions l’achat d’un meuble plutôt qu’un livre à offrir en cadeau. Ont-ils prévu le détournement du message et la contre-publicité sur leurs propres supports ? Je ne le pense pas.

Une claque pour l'annonceur, deux claques pour le copy !

Une claque pour l’annonceur, deux claques pour le copy !

Les lecteurs contre-attaquent

Dans différents coins du pays, des citoyens ont voulu répondre de façon humoristique (un peu) ou sérieuse (surtout) que OUI, offrir un livre est toujours une excellente idée et un vrai cadeau. Un cadeau utile, intelligent, qui ouvre les esprits et les coeurs.

La librairie La lettre écarlate a réagi dans le même sens en défendant à la fois son business et le livre en lui-même. (merci Geneviève Starquit pour l’info).

Pub intelligente pour une librairie suisse

Pub intelligente pour une librairie suisse (vu sur la page FB de « Il était une pub »)

Sur Facebook (où l’on ne lit pas que des bêtises), un autre détournement d’affiche (voir ci-dessus) m’a interpellé. Ni une, ni deux, j’ai créé en 2013 une page Facebook pour que chacun puisse répondre à la question du géant suédois.

De nombreux témoignages sont venus au secours du Petit Poucet. Mes préférés :

  • Parce qu’un fauteuil ne m’a jamais fait pleurer… (Lamaquette Fbia)
  • Parce que 59 €, c’est pour un très beau livre, et pas pour un mauvais fauteuil (Paul Barbieux)
  • Parce que c’est un excellent rapport imagination/prix. (Geneviève Smal)
  • Pour faire croire que j’ai de la culture… (France De Staercke)
  • Parce qu’en offrant un livre à un enfant, on l’accueille dans le réseau des liens imaginaires (Patricia Mignone).

Il y a bien sûr des combats plus importants ou plus nobles, mais n’oublions pas que dans certains pays, de nos jours, on brûle encore des écrits…

Je conclus par ceci : nous mettons notre cul dans un fauteuil et nos mains sur un livre.

Pour rester sur mon blog dans l’univers du livre…

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    Aphorisme : sentence courte qui en dit long.
    ~Philippe