Orthographe : plus belle Larousse

Tout bon copywriter se doit de tout lire, et de tout voir. Pour se changer les idées, trouver de l’inspiration. 

Photo issue du site Pur People

J’ignorais, en assistant sans pouvoir fuir à un épisode de la série mythique Plus Belle La Vie (PBLV pour les intimes), que je tomberais sur une minute d’anthologie pour les défenseurs de la langue de Marcel Pagnol.

Au café Le Mistral, un jeune lecteur corrigeait vertement une bloggeuse en lui reprochant ceci :

  • l’usage du subjonctif après…. « après que ». Erreur, il faut utiliser l’indicatif, M’ dame ! « Après que » fait appel au passé, il est donc connu : l’usage de l’indicatif prévaut dans la quasi majorité des cas ;
  • l’enchaînement « le but final », qui est un pléonasme. La bloggeuse de se défendre en prétextant vouloir insister… Je dékape souvent « comme par exemple », autre pléonasme polluant mes relectures professionnelles ;
  • l’expression « suite à » utilisée en lieu et place de « à la suite de ». Ma pauv’ dame, Antidote, mon correcteur préféré, le repère à de nombreuses reprises. Cette expression est acceptée dans des textes commerciaux ou administratifs, mais déconseillée pour les autres écrits.

En tout cas, un grand bravo au scénariste de cet épisode qui tente d’éduquer un tant soit peu ses téléspectateurs en matière d’orthographe !

Pour aller plus loin

D’autres briques de ma maison de correction.

Originally posted 2012-07-29 11 :28 :28.

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8 Commentaires

  1. Publié le 29 juillet 2012 à 13 h 06 min | Permalien

    Dans mes formations en correspondance commerciale ou administrative, j’accepte toujours « suite à »; je le préfère en tout cas à « comme suite à », que je trouve lourd.

    GIRODET (dans « Pièges et difficultés de la langue française », Bordas), HANSE (dans « Nouveau dictionnaire des difficultés du français moderne », De Boeck), tout comme ta référence (la Banque de dépannage linguistique de l’Office québécois de la langue française) recommandent simplement de l’éviter dans la langue soignée.

    Je pense que c’est donc la première question à poser au rédacteur que tu conseilles: souhaitez-vous que votre texte soit écrit en langue soignée? Et la deuxième: un billet de blog doit-il forcément employer le registre soutenu?

  2. Publié le 31 juillet 2012 à 17 h 58 min | Permalien

    merci Anne pour ces précisions. Tu as tout à fait raison. Ne soyons pas plus catholique que le pape et vérifions d’abord si nos ouailles souhaitent prier dans une petite chapelle ou dans une cathédrale 🙂

  3. Publié le 3 août 2012 à 21 h 08 min | Permalien

    J’aime bien ceci. Cela secoue le cocotier…
    On parle à tout instant de réformer l’orthographe. Je ne cesse de me demander pourquoi. Pour simplifier, me dit-on ; pour savoir écrire « bicyclette » ; ou « diphtérie ». Je n’en vois pas l’intérêt. Où serait le plaisir ? … Autant simplifier le bridge ou décompliquer le mont Blanc ! Hésitez-vous sur le nombre de t de bicyclette, sur les y de diphtérie ? Écrivez hardiment « bicyclete », « dyphtérye », tout le monde vous comprendra quand même. Sans doute, me dira-t-on, mais on passe pour un idiot. Et puis après ? N’est-ce pas plus noble et plus convenable que de se parer des plumes de la corneille ? Est-il si beau de savoir l’orthographe ? En avez-vous à ce point le fétichisme ? Les vrais grands hommes ne savent pas l’orthographe ! Imaginez-vous Henri IV, Louis XIV, ou Bonaparte, ou même simplement Saint-Simon, ou Ravaillac, écrivant proprement ? discutant du pluriel des noms à trait d’union ? Que de temps perdu ! Ils allaient au plus court, au bout de la phrase, à la victoire, au crime urgent !

    Alexandre VIALATTE, Chroniques de La Montagne Robert Laffont – Bouquins 2000

    • Publié le 3 août 2012 à 22 h 42 min | Permalien

      Vive nous, les amoureux de la langue française qui veulent la défendre sans la couver !

  4. Noann
    Publié le 5 août 2012 à 13 h 53 min | Permalien

    Article de bon aloi ; après « après que » il faut un indicatif, au sens strict… D’un autre côté, c’est l’usage qui a entériné le subjonctif du présent après ‘après que »… De même qu’il a inhumé le subjonctif du passé et d’autres formes autrefois usuelles.
    Que dire aussi de ces très nombreux livres, où le subjonctif du passé est employé selon l’humeur de l’écrivain, et selon l’euphonie de la phrase. On lira souvent « c’eût été », beaucoup moins « j’eusse été » qui , si l’on veut être rigoureux, a toute sa raison d’être… La concordance des temps est appliquée au cas par cas, rarement de façon rigoureuse, pourtant, elle devrait être une règle de base…

    Cependant, tu dis « dans la plupart des cas »… Je ne vois pas de figure où le subjonctif serait indiqué après « après que »… Des exemples ?

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