Natacha Atlas : « Diaspora » (1995)

En 1995, la Fnac éditait une série de petits bouquins sur différents genres musicaux. Des choix subjectifs, mais toujours judicieux et qui surtout donnaient envie de découvrir des artistes. C’est ainsi que j’ai découvert l’univers de Natacha Atlas. 

Le premier album de Natacha. Indispensable, comme tous les autres…

J’ai perdu le bouquin « World » de la Fnac, mais j’ai conservé la critique du premier album de l’opulente Égyptienne, Diaspora.

Voici ce qu’écrivait le chroniqueur à l’époque : “Egérie du groupe Transglobal Underground, Natacha Atlas en solo donne à la culture orientale un ton groovy irrésistible. Et instantanément, on se prend à rêver à ces étouffants bazars orientaux, à ces cafés ridiculement forts et à de lascives danseuses du ventre.” Il a raison, le critique. Combien de morceaux de Natacha n’ai-je pas utilisés pour sonoriser mes petites vidéos orientales…

L’album

Passons en revue la platine de cette chanteuse au cri persan : on démarre en douceur avec Iskandéria. Tout juste bon comme musique d’arrière-salle d’un restaurant de couscous, vous dites ?

Leysh Nat’Arak vous contredit aussi sec qu’un pois chiche abandonné sur un coin de table. Ça y est, l’envoûtement commence. Le groove décrit plus haut fait son effet, les violons rythment les ondulations ventrales de la belle. Vous vous levez de table et ridiculisez le ridicule…

Diaspora calme vos esprits. Un morceau dub à souhait, avec des voix masculines devant, féminines derrière (un peu comme dans une scène du film Lawrence d’Arabie, quand l’armée du cheikh se met en marche, vous vous souvenez ?).

Yalla Chant, son premier succès, déboule sur la piste. Natacha nous parle d’amour, des rythmes de l’univers, ‘Let’s go’… Yalla !

Passons deux morceaux fissa pour arriver à un de mes préférés : Feres. Le nombre de mélodies reprises dans ce long morceau est incroyable. C’est de la musique traditionnelle arabe d’un très haut niveau, à peine poli pour nos oreilles européennes.

Avant-dernier ovni de cet opus : Fun does not exist. Cela commence par un sample de White Lines (Grandmaster Flash), cela se poursuit par une rythmique lancinante. Les tambours battent le tempo, un accordéon invite cette citoyenne du monde (puisque c’est dans l’Atlas…) à nous envoûter. ‘Fun does not exist’ ? Je ne suis pas d’accord.

Après ce chef-d’oeuvre, place à un morceau dub qui répand ses basses sur plus de 7 minutes : Dub Yalil le bien nommé. Les danseuses sont lascives, le public est en transe. Natacha puise dans ses dernières ressources et nous berce sur les bords du Nil.

Le soleil se couche lui aussi. Tout se calme, mais cette voix ne me lâche pas. Moi, je reste attaché à Natacha.

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Je prends des notes.

Originally posted 2012-06-02 19 :09 :20.

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2 Commentaires

  1. Publié le 14 juin 2012 à 10 h 38 min | Permalien

    N’est-ce pas toi qui m’a vendu cet album, que j’écoute encore de temps en temps ?
    Et je vais une nouvelle fois l’écouter, avec ton texte sous les yeux…

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