Invitez votre texte dans ma maison de correction

Ouf ! Votre texte est achevé. Ou presque. Vous avez le bon réflexe de relire votre oeuvre. Ou mieux, de la confier à un tiers pour d’éventuelles corrections. Mais va-t-il analyser tous les éléments de votre document ? Attention : il pourrait laisser de grossières erreurs. Vous passeriez ainsi du ‘Ouf’ au ‘Oups’. Analyse avec deux exemples.

oupsLa relecture d’un texte, c’est un peu comme une maison. Il y a plusieurs niveaux.

Pour les documents officiels et importants (une invitation, une facture, une candidature spontanée), la relecture doit parcourir plusieurs niveaux.

Un peu comme si vous demandiez à votre femme de ménage de nettoyer votre habitation depuis la cave jusqu’aux tuiles.

Exemple 1 : impair-donnable

Vous vous souvenez, à la suite du décès de la Reine Fabiola en 2014, le Palais avait envoyé une lettre de remerciement. L’intention était bonne, le petit texte (ici en néerlandais) ne comportait aucune faute d’orthographe ou de syntaxe.

Mais ce document comportait une énorme erreur, confondant « Paola » et « Fabiola ». Ce qui a valu au Belvédère de nombreux commentaires dans la presse. Il est amusant de constater que la version française était correcte (voir plus bas, Liste de contrôle).

Oups.

Oups.

Impardonnable. Le Palais continuait sur sa lancée dans un courrier d’excuses dans lequel la Reine Fabiola devenait… un Roi.

Exemple 2 :  cherchez l’erreur

Une anecdote personnelle cette fois-ci : voici une quinzaine d’années, la patronne du département de la communication de mon employeur quittait l’entreprise à la suite d’une fusion. Elle fit envoyer un carton d’invitation à ses contacts professionnels. Un élément manquait. Crucial. Lequel à votre avis ? La date ? Le lieu ? La réponse à la fin de ce billet.

Liste de contrôle pour vos relectures

Avant de chasser les fautes d’orthographe de votre texte, vérifiez les éléments essentiels de contenu :

  • qui écrit, qui invite ?
  • quand ? La date est-elle crédible ? Samedi 31 avril ?
  • l’objet de votre message est-il présent et clair ?
  • le lieu est-il indiqué ?

Les lecteurs les plus perspicaces auront reconnu quatre des 5 W des journalistes (who, what, where, when, why) ou, en français : qui, quoi, où, quand, pourquoi ?

Contactez-moi pour vos relectures professionnelles.

Affinons :

    • Le numéro de téléphone repris dans votre document est-il correct ? Composez le numéro.
    • Le numéro de compte que vous indiquez est-il bien correct ? Vérifiez.
    • L’hyperlien que vous annoncez fièrement est-il correct ? Testez-le.
    • Vous annoncez 4 arguments dans votre texte mais n’en évoquez que trois. Pourquoi ?
    • Ne manque-t-il pas un mot dans votre texte ? Un ‘de’, un ‘sur’, une conjonction discrète ?
    • Vous citez des personnes dans votre texte. Leur nom est-il correctement écrit ? Votre serviteur, dans un de ses premiers textes professionnels, avait tout bon, sauf les noms de quatre directeurs.
    • Vous avez choisi un synonyme à la dernière minute. Si le genre est différent, vérifiez que le restant de la phrase, voire du paragraphe, ne doit pas être revu aussi.
    • Les personnes de contact que vous reprenez dans votre message sont-elles… au courant de votre communication ? Faites le test.
    • Votre cible a-t-elle été vérifiée ?
    • Comment la personne qui réceptionnera votre message pourra-t-elle réagir ? Par courriel ? Vérifiez cette adresse.
    • Si votre texte a été traduit, comparez la traduction avec votre texte original. Les éléments essentiels de contenu doivent être identiques, sauf pour un numéro de téléphone unilingue par exemple. Encore une fois, vérifiez !

 

Faute classique.

Oubli classique.

 

Une coquille en une de Gaël Belgique. Oups

Une coquille en une de Gaël Belgique. Oups

Voyez-vous d’autres éléments évidents qu’il faut (faire) vérifier pour que votre message soit parfait ?

Pour aller plus loin

Le métier de correcteur de presse, très intéressant témoignage.

RÉPONSE à la question : ma responsable avait tout simplement omis d’indiquer son prénom et son nom dans l’invitation.

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    Un rédacteur doit couper, un journaliste doit recouper.
    ~Philippe