Hooverphonic : « A New Stereophonic Sound Spectacular » (1996)

Toute petite qu’elle est, la Belgique peut s’enorgueillir d’un groupe qui a su réussir partout où il déposait son âme et sa technique depuis 25 ans déjà : Hooverphonic.

1er album HooverphonicAlors, c’est vrai que ce n’est pas le plus connu des 10 albums de Hooverphonic, c’est vrai que la belle Geike Arnaert n’est pas encore là pour muscler (de bien belle manière) la voix/voie du groupe.

C’est pourtant cet album-là, sorti en 1996, que j’ai choisi de passer en revue et de coter.

Inhaler : “A new stereophonic sound spectacular”. Effectivement : du trip-hop bien de chez nous donc, un début à l’aspirateur Hoover qui a donné son nom au groupe d’Alex Callier.

Synthés, gros son de basse dub, guitares triturées font le ménage et ne laissent que peu de place à la chanteuse Liesje Sadonius. Pour moi, sans aucun doute la meilleure plage de l’album, “full of surprises”… 10/10

Too Wicky : leur premier succès, entendu dans le film Stealing Beauty. Entendu aussi bien avant, car créé par Burt Bacharach, ce géant de la pop (redécouvrez ce compositeur majeur) et chanté par Isaac Hayes dans Walk On By en 1969. Il y a pire comme référence. La batterie ici est nonchalante pourtant je n’entends qu’elle.  “Prophet 60091… » 9/10

Wardrope : toujours dans l’esprit de l’album, mais plus expérimental. 6/10

Plus profond  : j’aime bien ce morceau, le plus animé de l’album, presque dansant, avec une intro identique à l’outro…. Liesje s’essaie au français. 7/10

Barabas  : Hooverphonic sait soigner ses intros, enfin presque (voir plus loin). Voici un condensé de l’album : des craquements, de la reverb, des voix éthérées (merci Liz Fraser de Cocteau Twins), le duo basse-batterie bientôt jalousé par un piano et son pote le violon. Une vraie réussite à figurer dans les plus belles compilations trip-hop. 8/10

Cinderella : des voix espagnoles se fraient un chemin dans un dédale sonore angoissant. 7/10

Nr 9 : 5/10 à cause du début.

Sarangi : euh…  1/10… Dispensable.

Someone : une intro à la guitare dub, la voix de Liesje, une lente progression vers une saturation des cordes… Étrange. A servi de musique pour illustrer ma vidéo de mariage, donc 7/10.

Revolver : des samples (sans doute des sixties) mettent le feu au morceau (grâce aux fûts funky). Morceau aussi gai que ‘Plus profond’, si l’on peut parler de gaité pour ce genre musical.  7/10

Innervoice : un Too Wicky en moins bon. C’est lent, c’est triste, c’est noir, c’est trip-hop… 7/10

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    Une page blanche, c'est un paradis d'espaces.
    ~Philippe