Mon réseau pro « chien avec un chapeau »

En retrait de mon activité de copywriter, je développe des projets personnels grâce à mon réseau… comme par magie. Mais c’est bien moi qui manie la baguette. Analyse.

Ma mère disait souvent à mon père : « tu dirais bonjour à un chien avec un chapeau, tellement tu as le contact facile. » Il faut dire que la faculté de parler à tout le monde, quand on est dans le commerce (mon père était représentant de disques), est un bel atout pour se créer un bon réseau.

Pourquoi vous parlé-je de mon père ? Il me sert de départ pour ceci : quand on parle, on se livre, on apprend des autres, on s’enrichit, on fait des liens avec des sujets nouveaux ou intéressants.

Mon réseau professionnel et privé est XXL. Je l’entretiens.

Par contre, ce qui me manquait ces derniers temps, c’était cette réussite, ce coup de pouce dans mes réalisations. On dit aussi synchronicité (ou heureuses coïncidences).

Je commence à croire de plus en plus aux appels qu’on lance pour obtenir quelque chose. Travail, occasions, échecs et retentatives. On va vers l’autre, on plante, on sème, on récolte, ou on laisse en jachère pour plus tard.

Démonstration 1 : « écrire, c’est choisir, j’ai choisi d’écrire »

Mi-janvier, un certain Michel me téléphone. Je ne le connais pas. Il veut me parler de deux choses, apparemment très importantes pour lui. Nous allons discuter pendant deux heures et demie.

D’abord, il me dit qu’il est tombé sur mon blog puis me demande si je veux bien lui prêter quelques aphorismes pour son anthologie sur les aphorismes sur laquelle il bosse depuis trois ans.

Moi :

On discute langue française, aphorismes, humour, etc. Je bois ses paroles.

Jusqu’au moment où il me parle d’un livre qui lui manque : Aphorismes et périls du peintre belge Roland Delcol.

«  Mais je l’ai », lui dis-je.

Lui : « … ».

« Je vous l’offre, lui dis-je ».

Je suis par ailleurs JUSTEMENT sur un projet collectif d’aphorismes illustrés à publier en 2018. BIIIIM.

Démonstration 2 : de Phil en aiguille

Ce n’est pas tout. Michel Delhalle me dit être un des fils de la soeur jumelle de Françoise Lesire, une disquaire de La Louvière qui a tenu un magasin avec son mari durant plus de quarante ans.

En parlant avec le petit-fils de Françoise Lesire, que j’ai rencontrée, comme on dit, via via via…, celui-ci lui dit travailler avec moi pour donner un coup de projecteur sur la fameuse Maison Lesire, dont je parle par ailleurs sur mon blog Tumblr La Boite à disques. 

La Boite à disques est le nom du magasin que ma mère a tenu durant près de 25 ans (*).

Et ce fameux (et à présent ami) Michel de me dire qu’il a été disquaire au service de la Maison Lesire durant quinze ans. Et qu’il a plein de choses à me raconter.

Si j’ajoute qu’il a fait son service militaire dans la même caserne que moi (mais bien avant, il a dépassé de peu la septantaine) et qu’il est un esthète en slogans publicitaires (souvent, ce sont d’ailleurs des aphorismes) et que son préféré EST JUSTEMENT LE MIEN !

« Faire du ciel, le plus bel endroit de la terre ! »

… vous comprendrez que cet appel magique est majeur pour moi pour mes projets à court et à moyen terme.

Démonstration 3 : l’humour sur papier, mais aussi sur scène

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours aimé rire et surtout faire rire. J’éprouve à présent le besoin de me former à la scène pour un jour, pouvoir jouer un sketch ou deux. Ou réaliser des vidéos humoristiques.

Je décide de contacter Cédric Hanon, un ex-collègue, qui a fait du théâtre et qui réalise quelques vidéos pour s’amuser.

Je le rencontre, on rit, on fait connaissance avec l’univers de l’autre. Il va m’aider, m’encourager, on va sans doute faire des trucs ensemble.

Jusque-là, rien de très exceptionnel. En le quittant, il me conseille « prends d’abord des cours de théâtre, pour ta voix, ta présence, ton souffle, etc. » Je raconterai, dans un autre article, MA PIRE EXPÉRIENCE SUR SCÈNE.

Peu de temps après, je vais à ma séance de sauna comme tous les vendredis. Je tombe sur une dame d’une soixantaine d’années. On plaisante sur le fait que les règles d’hygiène sont très sévères dans ce lieu. Je lui dis alors : « vous savez, quand même, il est parfois agréable de désobéir. ». Et elle, tout de go : « oui, en effet, c’est ce que je dis à mes jeunes élèves à qui j’enseigne le théâtre. »

Moi : « vous donnez des cours de théâtre aux adultes aussi ? »

Elle : « oui , sous forme de stage. À Auderghem. »

J’habite Auderghem. Elle est Italienne. Le théââââtre…

Et j’en oublie mon action probable en faveur des sans-abri à venir inspirée par un tweet et une discussion à venir avec une coach RH de mon réseau concernant mon avenir professionnel.

2018 : mon année pitbull. Un pitbull avec un chapeau.

 

(*) Mon blog pour raconter la vie des disquaires et de leurs clients dans les années 60-80. L’âge d’or du vinyle. Page Facebook ici.

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6 Commentaires

  1. Demonty
    Publié le 21 janvier 2018 à 13 h 49 min | Permalien

    « Beethoven était tellement sourd qu’il a cru, toute sa vie, qu’il faisait de la peinture ! »

  2. Demonty
    Publié le 21 janvier 2018 à 13 h 51 min | Permalien

    In memoriam Kamiel Schoepen, mon oncle préféré !

  3. Publié le 21 janvier 2018 à 14 h 48 min | Permalien

    Superbe et charmante histoire humaine. C’est trop beau pour ne pas être vrai.
    Amicalement. Pascal

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    Les textes couchés sont comme un piano qui ne joue pas. Quand ils sont chantés, ils se redressent. (à propos de son album aux textes de Michel Houellebecq)
    ~Jean-Louis Aubert