« Au secours ! Les mots m’ont mangé » de Bernard Pivot

Encore un livre de Bernard Pivot que j’ai dévoré. Alors que lui (ou plutôt le personnage qu’il interprète, un écrivain) se voit mangé par les mots. Voici mon ‘digest’. 

basse-def-tt-width-326-height-468-lazyload-0-crop-1-bgcolor-ffffffUn essai. Pour un auteur fanatique de football, c’est un comble.

Ce petit livre, je n’en ai fait qu’une bouchée, salivant à la lecture de nombreux passages.

Le pitch ?

Tout au long de sa vie, un écrivain est confronté aux mots, de sa naissance à son dernier souffle, jusqu’à son dernier mot.

« Les gros mots vous font grandir plus vite que les autres. »

Toute une vie passée à écrire défile devant nous : chercher les meilleurs mots, en bannir d’autres. Des mots pour découvrir, des mots pour séduire Larousse et les rousses. Des mots pour convaincre et pour vendre. En souffrant.

Mon passage préféré est celui dans lequel l’écrivain travaille pendant une journée sur UNE SEULE PHRASE.

Cela me rappelle mes modestes textes de marketing direct et les discussions à n’en plus finir sur l’adjectif à donner à un taux d’intérêt. Le taux d’intérêt doit-il être qualifié de ‘bon’ ou de ‘beau’ ? Quel adjectif est-il le plus vendeur ?

Bernard Pivot, triste cire, a refusé mon interview.

Bernard Pivot, triste cire, a refusé mon interview au Musée Grévin !

« La nuit, comme les chats, tous les mots sont gris »

En effet, la nuit marque le départ de la valse des mots et des concepts dans les cerveaux des rédacteurs, journalistes et écrivains… Alors que notre mémoire doit fixer les mots de la journée, elle se voit menacée par de nouveaux mots mettant en péril la validité des précédents.

Puisqu’il cite ici un animal, un autre passage très drôle raconte comment il tente de convaincre « madame Larousse » de changer l’orthographe du nom de certains animaux (des ami-mots ?).

Des noms d’auteurs, des envies de roman ?

Dans ce livre, on découvre des traces de grands auteurs et l’admiration de monsieur Pivot pour ceux-ci. Et aussi pour le dictionnaire. J’espère qu’il écrira un jour un roman, un vrai.

Si pour lui, les « écrivains ne sont que des tigres de papier », il en a l’étoffe, rehaussée de légèreté et d’érudition.

Annexes à l’attention de l’auteur

  1. Si Mr Pivot me lit, qu’il note la petite coquille en page 23. Le mot ‘Mas’ a mangé le mot ‘Mais’.
  2. Dans votre livre, vous accablez ce cher hippopotame en le rendant pataud. Détrompez-vous, sur l’eau mais aussi sur terre, c’est un animal redoutable, un des plus dangereux d’Afrique.
  3. Une citation de l’écrivain américain Jack Querouac : « One day I will find the right words, and they will be simple. »

Pour aller plus loin

Au secours ! Les mots m’ont mangé.

110 pages. 135*185 cm. Allary Editions. Fourni avec le DVD (dispensable) du spectacle.

Originally posted 2016-05-06 22 :54 :01.

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2 Commentaires

  1. Publié le 7 mai 2016 à 7 h 50 min | Permalien

    Tout le monde va le lire, sauf ceux qui ont une dent contre Pivot (ou sur)
    Signé, le dentiste impertinent

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    ~Martin Gore (Depeche Mode)